Mission Brume par Christian Léourier
resumé
Quelle horrible menace se cache dans les marais de Brume ?
Titre : Mission Brume
Auteur : Christian Léourier
Collection : Autres Mondes
Date de parution : 2003-03-01
ISBN : 9782740415
MDS : 72245
Dimensions : 130x200
Prix : 9 €
Nombre de pages : 192
Christian Léourier
Christian Léourier est né en en 1948. Son premier roman, Les Montagnes du soleil (1972) est publié dans la prestigieuse collection " Ailleurs et Demain ". Par la suite, il alterne des romans pour la jeunesse (la série des Jarvis chez Hachette) et des romans pour adultes faisant la part belle à la rencontre entre deux cultures : La Planète inquiète (Laffont, 1979), Ti-Harnog (J'Ai Lu, 1984), Les Masques du réel (J'Ai Lu, 1991), etc. Il travaille actuellement pour la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives du Ministère de la Défense et anime, à ce titre, la nouvelle collection " Les Romans de la mémoire " coéditée par ce ministère et Nathan.
Pendant de longues années, très pris par ses activités professionnelles, Christian Léourier a nettement ralenti sa production littéraire. Mais l’envie de participer à l’aventure d’ « Autres Mondes » et les progrès de l’extrême droite dans notre pays l’ont conduit à renouer avec la SF jeunesse et d’écrire Mission Brume (2003), qui a pour thème le fascisme. Mauvais rêve (novembre 2006) s’attaque cette fois au totalitarisme rampant, insidieux, et l’auteur ne se cache pas d’avoir pris Silvio Berlusconi comme modèle pour son personnage d’Il Padrone. Le même mois que Mauvais rêve, Christian Léourier sort chez Bayard Les Temps cruels, tome 3 de la trilogie Sous le vent de la liberté qui se passe à la fin du XVIIIème siècle, à une époque où les sociétés étaient en pleine mutation et où le combat pour la liberté faisait rage.
Extrait : Mission Brume
Des éclats de voix la tirèrent de ses réflexions. Les indigènes qui marchaient en tête refluèrent dans le plus grand désordre. Les paroles se bousculaient sur leurs lèvres. Ygerne n'avait pas besoin d'en comprendre le sens pour deviner leur émotion.
- Argyl ! Que se passe-t-il ?- La méchanceté de Hassen a pris la forme d'un griffu, expliqua l'indigène après avoir échangé quelques mots avec les éclaireurs.
- C'est-à-dire ?
- Très dangereux.
Pour le coup, il ne crânait plus. Il avait même du mal à parler !
- Isgall, savez-vous de quoi il s'agit ?- Une sorte de fauve rôde autour de nous, si j'ai bien compris. Ces abrutis croient que c'est la réincarnation de Hassen.
Comme pour lui donner raison, un cri rauque, bref mais étonnamment puissant, retentit.
- Il n'approchera pas, assura Ygerne, sans la moindre preuve mais avec la fermeté qu'exigeait d'elle la situation. Et s'il s'y risque, nous saurons le recevoir !
Elle montra son arme.
Ils reprirent leur marche, en formant un bloc plus compact. Il fallait pour ainsi dire pousser les hommes de tête, qui jetaient de fréquents regards en arrière afin de s'assurer que le brouillard ne les isolait pas des suivants. De temps en temps, le fauve leur rappelait sa présence par un cri. Contrairement à ce qu'Ygerne avait d'abord espéré, l'animal ne s'était pas éloigné. Quelquefois, il se passait un long délai entre deux rugissements. Au moment où ils se croyaient enfin débarrassés de l'inquiétante compagnie, un feulement venait dissiper leur espoir. La tension montait parmi les membres de l'expédition. À présent, non seulement les indigènes, mais les soldats eux-mêmes, sursautaient en entendant le hurlement.
Soudain, à la faveur d'un bref reflux du brouillard, Ygerne l'aperçut. Il fallut pour cela qu'il bouge. Son pelage (ou ses écailles ?) gris pâle, strié de bigarrures plus foncées, se confondait avec la végétation. L'animal était assez haut sur pattes. Son corps élancé dégageait une impression de force agile, mais c'était surtout sa mâchoire qui retenait l'attention. Les muscles des épaules et du cou, épais, noués, soutenaient une tête triangulaire qui semblait se résumer à une énorme mandibule. Soit que la bête retroussât les babines, soit que sa trop puissante dentition ne pût être recouverte, la mâchoire laissait voir une double rangée de crocs effilés, au dessus de laquelle brillaient des prunelles fiévreuses.
Ce monstre sort tout droit de nos cauchemars, pensa Ygerne.
Sélections et prix
Manchu
Manchu est né en 1956. Le film de Stanley Kubrick, 2001, l'Odyssée de l'espace (1968) et les premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune (1969) ont marqué son adolescence. Mais comme il savait mieux se servir d'un crayon que d'une règle à calcul, Manchu est devenu peintre " space art ", plutôt que cosmonaute.
Il a travaillé pour Il était une fois … l'espace (FR 3) et sur le jeu de rôle L'empire galactique, collaboré à la revue Ciel et Espace, illustré de nombreuses collections de science-fiction (" Le Livre de Poche SF ", " Présence du Futur ", " Vertige SF ", " Lunes d'Encre ", etc.) et fait le design de la série Amenophis IV, bande dessinée de Dieter et Etienne Le Roux (Delcourt, 2000 et 2002).
Manchu a fini en beauté le millénaire précédent en exposant à La Maison d'Ailleurs à Yverdon (Suisse) et dans toutes les grandes manifestations SF de l'année 2000 (les Galaxiales à Nancy, Etonnants Voyageurs à Saint-Malo, Utopia à Nantes), et en recevant le Grand Prix de l'Imaginaire 2001. Il inaugure brillamment le troisième millénaire en décrochant le prix Visions du futur, en étant au sommaire de l'édition 2002 du prestigieux album américain Spectrum et en exposant au château de Tours (été 2003). Science (Fiction) (Delcourt, 2002) est un magnifique livre d'art qui regroupe ses meilleures illustrations, dont certaines couvertures de la collection " Autres Mondes ".Dans la préface, Gérard Klein écrit : " Dans l'art difficile du réalisme impossible, Manchu est certainement l'un des meilleurs, voire le meilleur ".























