Automates

Automates par Nathalie Le Gendre

resumé

Dans un proche futur, les motos sont devenues intelligentes mais les hommes, eux, sont transformés en automates, au sens propre par l'implantation d'un cerveau-ordinateur et au sens figuré, car ils ont mis en place une société figée qui brime les femmes. Andhré-Ann, se battra pour réaliser son rêve : participer à des courses de motos, épreuves interdites aux filles.
Un roman d'apprentissage délicat et vibrant de passions, qui prend tous les risques.
Fiche Livre

Titre : Automates

Auteur : Nathalie Le Gendre

Collection : Autres Mondes

Date de parution : 2005-03-01

ISBN : 9782740419

MDS : 72881

Dimensions : 130x200

Prix : 9 €

Nombre de pages : 216

Nathalie Le Gendre

« Je suis née en Bretagne. En 1970. Petite, plusieurs métiers me séduisaient : comédienne, pilote de courses moto et dessinatrice.
Aujourd'hui, je possède une moto dite " sportive " et je me délecte à la piloter (mais bon, pas encore sur les circuits) ; je croque avec ma palette de craies et de fusains (en amateur) ; pour le théâtre (ah, la scène ! la petite sÅ“ur de l'écriture !), après sept ans passés à Hambourg, je n'ai plus eu l'occasion d'en faire. Mais ce n'est que partie remise : plusieurs projets accaparent déjà mon esprit depuis mon retour en Bretagne.

L'écriture dans tout ça ? Eh bien j'écris, ou plutôt je noircis, des pages de cahiers avec des histoires et des poèmes depuis que je sais tenir un stylo. Mais, étrangement, je ne considérais pas l'écriture comme un métier. Et puis un jour, après la poésie, les contes pour enfants, les pièces de théâtre, je me suis rendue à l'évidence : écrire est un métier, et ce métier, c'est ma vie ! La science-fiction et la fantasy m'ont toujours passionnée. Est-ce dû aux fabuleuses légendes de mon pays ? J'en suis certaine. Vie et Liberté : deux maîtres mots de mon existence. Dans les larmes de Gaïa, mon premier roman publié, s'est tout naturellement orienté vers ces deux thèmes. La Vie est l'essence de Mósa Wòsa, la Liberté le moteur d'Automates. Mon rejet de l'injustice et de l'inhumanité gouverne 49302. »

Nathalie Le Gendre Paru en octobre 2003, Dans les larmes de Gaïa a séduit tous les publics et a collectionné les Prix , dépassant les 20 000 exemplaires vendus. A propos de Mósa Wòsa, Jacques Baudou a écrit dans Le Monde : " Ce deuxième roman confirme l'impression laissée par Dans les larmes de Gaïa, à savoir l'apparition d'un auteur de toute première grandeur dans le secteur de la SF pour la jeunesse ".
Nathalie Le Gendre est aussi au sommaire de Premiers Contacts.

Du même auteur
Autres Mondes
Dans les larmes de Gaïa Mósa Wòsa 49 302 Les Orphelins de Naja

Extrait : Automates

- Numéro 3, crie quelqu'un dans mon dos.

Je frémis. C'est mon tour. J'enclenche la première, je baisse la visière de mon casque et m'avance doucement vers la ligne de départ. Je distingue à peine mon adversaire, vêtu entièrement de noir. Il faut que je me concentre. Que je ne me laisse pas submerger par l'appréhension. Viser le sternum tout en me focalisant sur ma conduite.

Une petite clarté s'élève dans les cieux indiquant le début de la joute. Je tourne la poignée d'accélération et ma moto s'élance en avant. J'appuie vigoureusement sur la pédale des vitesses et enclenche la deuxième. Face à moi, mon concurrent se rapproche. Mon regard est braqué sur son torse. Plus que dix mètres. Tout va alors très vite… Je redresse le buste, lève le bras gauche et vise ce qui me semble être le sternum. Je comprends instantanément mon erreur. Je m'expose ainsi à son tir, qui me touche de plein fouet.
Déconcertée, je tente de reprendre le contrôle de ma moto, dont le tableau de bord s'est effacé. Elle fait une embardée terrible. Le rail de sécurité sur ma droite se rapproche dangereusement. J'écrase le frein de mon pied droit. Sans succès. La moto file à toute allure et je la dévie avant de m'emplafonner le rail. C'est ma jambe qui trinque. Je hurle sous la douleur.

La plate-forme n'est qu'à quelques mètres. Les autres concurrents se sont déjà écartés. Je me prépare à prendre le virage de la descente. Mon sang se glace. Soudain, l'électricité revient et je reprends le contrôle de la Bête, alors que la roue avant est à cinq mètres du début de la courbe. Vite, je décélère tout en freinant et penche la moto. Je lâche les freins, serre l'embrayage et laisse la machine prendre le relais. Je déporte mes fesses dans le vide pour mettre le plus de poids possible sur le galbé de la courbe. Mon genou et mon coude frottent. Je ne sais pas où la moto râpe la peinture sur l'asphalte, mais je l'entend gémir. J'ai l'impression que le virage est sans limite. Lorsque j'en vois enfin le bout, je me repositionne et pile.

J'ai échappé de justesse à une terrible chute, mais je n'ai pas le temps d'y réfléchir, je dois recommencer. Déjà la deuxième manche. Je suis incapable de dire le nombre de pilotes restant. Tout ce que j'ai en tête, c'est gagner et obtenir le maximum de mises lors d'un prochain tournoi.
Je réalise un demi-tour et me replace sur la ligne de départ. Mon concurrent a changé. La lumière. Je fonce. Cette fois, je ne fais pas la même erreur. Dès que le pilote est à portée de tir, je ne lève que mon bras, le buste rentré au maximum, et je vise le sternum. Un éclat rouge se reflète sur le pare-brise et se change en un scintillement multicolore. Je l'ai eu ! La rage se lit sur le visage du pilote à travers la visière transparente de son casque… ce qui lui est fatal. La moto se déporte de sa trajectoire et projette son cavalier par-dessus le rail, lui infligeant une chute de trois mètres. J'esquive de justesse l'engin qui glisse vers ma roue pour finir sa course sur la plate-forme en face.

Les mains tremblantes, j'ôte mon casque et ne sens maintenant que l'odeur de chair cramée qui provient de mon épaule gauche. J'examine rapidement les flancs de la Bête pour constater les dégâts. Juste quelques éraflures.

A suivre ...

Sélections et prix

Manchu

Manchu est né en 1956. Le film de Stanley Kubrick, 2001, l'Odyssée de l'espace (1968) et les premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune (1969) ont marqué son adolescence. Mais comme il savait mieux se servir d'un crayon que d'une règle à calcul, Manchu est devenu peintre " space art ", plutôt que cosmonaute.

Il a travaillé pour Il était une fois … l'espace (FR 3) et sur le jeu de rôle L'empire galactique, collaboré à la revue Ciel et Espace, illustré de nombreuses collections de science-fiction (" Le Livre de Poche SF ", " Présence du Futur ", " Vertige SF ", " Lunes d'Encre ", etc.) et fait le design de la série Amenophis IV, bande dessinée de Dieter et Etienne Le Roux (Delcourt, 2000 et 2002).
Manchu a fini en beauté le millénaire précédent en exposant à La Maison d'Ailleurs à Yverdon (Suisse) et dans toutes les grandes manifestations SF de l'année 2000 (les Galaxiales à Nancy, Etonnants Voyageurs à Saint-Malo, Utopia à Nantes), et en recevant le Grand Prix de l'Imaginaire 2001. Il inaugure brillamment le troisième millénaire en décrochant le prix Visions du futur, en étant au sommaire de l'édition 2002 du prestigieux album américain Spectrum et en exposant au château de Tours (été 2003). Science (Fiction) (Delcourt, 2002) est un magnifique livre d'art qui regroupe ses meilleures illustrations, dont certaines couvertures de la collection " Autres Mondes ".Dans la préface, Gérard Klein écrit : " Dans l'art difficile du réalisme impossible, Manchu est certainement l'un des meilleurs, voire le meilleur ".

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Autres Mondes
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