L’Appel des Abîmes (3) par Danielle Martinigol
resumé
Au retour d'une de ses expéditions au-delà de notre galaxie, Aëla est suivie par des êtres mystérieux qui, eux aussi, ont domestiqué les Abîmes.
Poésie, aventures galactiques, émotions, vision du futur, la Trilogie des Abîmes d'Autremer est le chef-d'œuvre du space opera pour la jeunesse.
Titre : L’Appel des Abîmes (3)
Auteur : Danielle Martinigol
Collection : Autres Mondes
Date de parution : 2005-10-01
ISBN : 9782740419
MDS : 72923
Dimensions : 130x200
Prix : 9 €
Nombre de pages : 216
Danielle Martinigol
Danielle Martinigol dit de son curriculum vitae qu'il ressemble à une carte des vins ! En effet, fille d'un père né à Nuits-Saint-Georges et d'une mère née à Meursault, elle vint au monde en pleine période des vendanges 1949, au cÅ“ur des grands vignobles bourguignons. Fan de science-fiction dès l'âge de onze ans, elle a fait ses études à Beaune et à Dijon où elle obtint une maîtrise et un Diplôme d'Etudes Approfondies en Lettres Modernes.
Enseignante depuis 1972, elle quitte la Bourgogne en 1979 pour un poste en région parisienne, dans l'Essonne. Elle y reste 18 ans avant de revenir dans le Beaujolais. Elle enseigne désormais à Mâcon. Elle a publié des dossiers pédagogiques chez Hachette et pour le Centre National de Documentation Pédagogique et participé à la formation d'enseignants et de bibliothécaires sur la lecture de science-fiction. C'est pour ses deux enfants et pour ses élèves qu'elle décide un jour d'écrire un roman de science-fiction pour jeunes, sur le thème de l'écologie qui lui est cher : L'Or bleu (Le Livre de Poche Jeunesse, Hachette Jeunesse, 1989). Suivront, toujours au Livre de Poche Jeunesse et traitant de questions écologiques via la science-fiction : Les Soleils de Bali (1993) et, surtout, Les Oubliés de Vulcain (1995) qui rafle un bon nombre de prix - dont les prestigieux Prix de la PEEP et Prix Tam-Tam - et est étudié dans de nombreux collèges.
En collaboration avec Alain Grousset, sous le pseudonyme de Kim Aldany, elle publie en 1994 Les Mange-Forêts (Pleine Lune, Nathan). Le livre remporte un tel succès que l'éditeur demande une suite aux auteurs. La série Kerri et Mégane est née ! Toujours avec Alain Grousset, elle a publié L'Enfant-Mémoire, premier titre et best-seller de la collection Vertige Science-Fiction chez Hachette Jeunesse (1996) et Les mondes décalés (Castor Poche Flammarion, 1997). Enfin, encore avec Alain Grousset mais aussi avec Paco Porter, elle crée la série de fantasy Lumina (Castor Poche Flammarion, 2000) sous le pseudonyme de Dan Alpac. Pour Les Abîmes d'Autremer, un roman dont le thème lui tient particulièrement à cÅ“ur et qu'elle portait en elle depuis des années, Danielle Martinigol a obtenu le Grand Prix de l'Imaginaire 2002 et le Prix Chronos 2003. A la grande satisfaction de ses fans, Danielle Martinigol a donné une suite à ses chers Abîmes : L'Envol de l'Abîme (2004) et L'Appel des Abîmes (2005). Nul doute que la Trilogie des Abîmes d'Autremer est le chef d 'Å“uvre du space opera pour la jeunesse.
Danielle Martinigol est aussi au sommaire des anthologies Graines de futurs , Demain la Terre et Premiers Contacts (avec une nouvelle qui s'inscrit dans l'univers des Abîmes d'Autremer).
Extrait : L’Appel des Abîmes (3)
Une demi-heure plus tard, quand Corian entendit tonner la voix de Djem sur tous les canaux d'urgence du GIFG et des six Abîmes, il se dit d'une part, que l'amour faisait des miracles, et d'autre part, qu'au moins trois quadrants de la Voie lactée venaient de sursauter sous la puissance de la transmission !
Minuscule silhouette irradiant de lumière dans son exarmure, Djem se tenait dans le vide face à Jang-al, un canon à neutric enserrant son bras droit et un fouet à distorsion pulsée prêt à jaillir de sa main gauche.
Un des objectifs de Bicki, resté en veille dans le divleur de Chaddy, prit l'initiative de s'activer. L'alerte résonna près de la couchette où dormait la jeune fille à l'intérieur de Lov-odaï. Elle bondit et, lorsqu'elle vit ce qui se passait sur son écran-poignet, elle programma vite les réglages de sa biocam, demandant l'envoi des images par transmission SODTI directement dans ses banques mémoires de MGTCom. Ça allait lui coûter une fortune, mais tant pis. Un truc aussi énorme méritait ça.
Bientôt dans les Abîmes, comme dans les véhicules de combat, tout le monde fut sur le pied de guerre. Même les jumeaux réveillés rejoignirent leurs parents, le nez collé contre les hublots. Le commandant Feiyko demanda à parler à Mel.
- Je n'en sais fichtre rien ! répondit le chef de l'UPAA. Nous n'avons jamais eu affaire à un cas pareil.
- Il vaudrait mieux pour vous que ce soit la première et la dernière fois, gronda le militaire. Cet Abîme mérite d'être éliminé !
- Ce qui m'importe pour l'instant, c'est de récupérer ma fille, rétorqua Mel.
Face à l'Abîme, Djem venait d'activer le fouet à distorsion. Une langue de lumière ondula jusqu'à venir lécher les plaques additionnelles noires.
- Jang-al ! Ouvre un pore ! hurla à nouveau Djem.La lanière incandescente commençait à brûler les plaques de l'Abîme au point qu'elles se mirent à rougeoyer. Le corps gigantesque frémissait mais aucun signe d'une quelconque ouverture ne se manifestait à sa surface.
- Ouvre un pore, Jang-al, sinon je t'assure que je vais creuser dans ta chair un tunnel de sang !Djem leva le bras droit et posa l'index sur le bouton de lancement du canon neutric.
- Je vais tirer ! Tu m'entends. Je vais TIRER ! Je veux entrer ! JANG-AL…..Un éclair de feu jaillit du canon. Le rayonnement embrasa tout le corps de l'Abîme. Le projectile était passé juste au-dessus du cervoeil. L'Abîme comprit-il que la fois suivante Djem ne viserait pas à côté ? Il se cabra d'un coup avant de reprendre une position horizontale. L'immense silhouette noir ébène fit alors ondoyer toutes ses plaques additionnelles d'un bout à l'autre de son immense coque protectrice, posée avec amour, pièce par pièce par Aëla.
- Rends-la moi… implora soudain Djem d'une voix brisée par l'émotion.De mémoire de perl on n'avait jamais vu ce qui suivit : l'Abîme remonta lentement le long de ses flancs toutes ses plaques additionnelles. Une lumière étrange se mit à sourdre de l'intérieur même de son gigantesque corps qui devint transparent. La structure interne du vaisseau animal : tendons, muscles, nerfs, organes vitaux, courants énergétiques et échanges chimiques, tout devint soudain visible dans une sidérante symphonie de couleurs, de mouvements et d'ondes.
Puis un tunnel s'ouvrit face à Djem.
Sélections et prix
Manchu
Manchu est né en 1956. Le film de Stanley Kubrick, 2001, l'Odyssée de l'espace (1968) et les premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune (1969) ont marqué son adolescence. Mais comme il savait mieux se servir d'un crayon que d'une règle à calcul, Manchu est devenu peintre " space art ", plutôt que cosmonaute.
Il a travaillé pour Il était une fois … l'espace (FR 3) et sur le jeu de rôle L'empire galactique, collaboré à la revue Ciel et Espace, illustré de nombreuses collections de science-fiction (" Le Livre de Poche SF ", " Présence du Futur ", " Vertige SF ", " Lunes d'Encre ", etc.) et fait le design de la série Amenophis IV, bande dessinée de Dieter et Etienne Le Roux (Delcourt, 2000 et 2002).
Manchu a fini en beauté le millénaire précédent en exposant à La Maison d'Ailleurs à Yverdon (Suisse) et dans toutes les grandes manifestations SF de l'année 2000 (les Galaxiales à Nancy, Etonnants Voyageurs à Saint-Malo, Utopia à Nantes), et en recevant le Grand Prix de l'Imaginaire 2001. Il inaugure brillamment le troisième millénaire en décrochant le prix Visions du futur, en étant au sommaire de l'édition 2002 du prestigieux album américain Spectrum et en exposant au château de Tours (été 2003). Science (Fiction) (Delcourt, 2002) est un magnifique livre d'art qui regroupe ses meilleures illustrations, dont certaines couvertures de la collection " Autres Mondes ".Dans la préface, Gérard Klein écrit : " Dans l'art difficile du réalisme impossible, Manchu est certainement l'un des meilleurs, voire le meilleur ".























