Livre du mois de Avril 2010

La fin du monde

La fin du monde

Fabrice Colin

Futur proche. Les Etats-Unis ont déclaré la guerre à l’Iran, à la Libye puis à la Chine, et le monde entier craint une escalade nucléaire. Quatre adolescents, séparés par des milliers de kilomètres et des siècles d’Histoire, sont pris dans cette tourmente. Ils se donnent alors rendez-vous dans une base protégée pour échapper au désastre. Mais pourront-ils s’y retrouver à temps, sains et saufs ?
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L'avis de la directrice de collection

Dans la Fin du monde, ils sont quatre adolescents. Jim vit à San Francisco, Xiang en Chine, Hafsa en Egypte. Comme son héros François, Fabrice Colin vit à Paris, et l’embrasement nucléaire qu’il imagine dans son roman n’épargne pas la capitale. Mais Fabrice Colin n’a pas non plus pour habitude d’épargner le lecteur : à la fausse clarté des sentiments faciles, il préfère la peinture réaliste des idées, fussent-elles tragiques. Il sait parfaitement qu’on oublie d’autant moins une histoire qu’elle frappe juste, et fort.
Science-fiction post-apocalyptique, la Fin du monde met en scène la guerre nucléaire totale, celle que chacun, depuis Tchernobyl, redoute sans pour autant oser l’imaginer. Road movie pour des hommes devenus fous mais qui savent parfaitement ce qu’ils perdent, roman nerveux, course contre la montre dont l’enjeu est une improbable survie, le livre est le septième titre de Fabrice Colin dans la collection « Autres Mondes ». Impossible d’énumérer tous les prix et les chroniques dithyrambiques qui les ont récompensés ; la Fin du monde, comme Projet Oxatan, Les Enfants de la lune ou encore Cyberpan, pour ne citer qu’eux, est un roman qui ne cesse de faire parler de lui depuis sa parution, soit depuis un an et demi.
Le chaos du monde, des relations humaines, l’instinct de vie – et de mort, l’ordre et la violence, l’amour et la foi, la responsabilité, autant de thèmes passés au crible des progrès de la science. Au fil des romans, Fabrice Colin ne cesse de questionner, de remettre en perspective. N’est-ce pas la marque, précisément, de la science-fiction, son atout, sa prérogative ? Mais au-delà du genre, c’est surtout la signature d’un écrivain.
Alors qu’attendez-vous ?

Audrey Petit

Retrouvez les livres des mois précendents :

Janvier 2009 : Les Abîmes d’Autremer

Février 2010 : Petit Frère

Mars 2010 : Dans les larmes de Gaïa

Avril 2010 : La fin du monde

Mai 2010 : Les îles dans le ciel

Juin 2010 : Ados sous contrôle

Août 2010 : Sohane l’insoumise

Septembre 2010 : La guerre spéciale

Octobre 2010 : Danseurs de lumière

Novembre 2010 : Aussi libres qu’un rêve

Décembre 2010 : Marine des étoiles