Les Rebelles de Gandahar

Les Rebelles de Gandahar par Jean-Pierre Andrevon

resumé

Sur la planète Tridan, tout n'est que bonheur et harmonie. Mais la venue d'une très mystérieuse et très belle envoyée de la Terre va bouleverser le royaume de Gandahar.
Entre science-fiction et fantasy, découvrez l'univers envoûtant de Gandahar !
Fiche Livre

Titre : Les Rebelles de Gandahar

Auteur : Jean-Pierre Andrevon

Collection : Autres Mondes

Date de parution : 2002-02-01

ISBN : 9782740413

MDS : 72238

Dimensions : 130x200

Prix : 9 €

Nombre de pages : 216

Jean-Pierre Andrevon

Jean-Pierre Andrevon a tout écrit : de la science-fiction essentiellement, mais aussi du fantastique, du polar, de la littérature générale et même des paroles de chansons. Et pour tous les publics, qui plus est, de 7 à 77 ans. Il est aussi chroniqueur, co-auteur d'un dictionnaire (Le Monde de la Science-Fiction, éditions M.A., 1987), peintre et chanteur ! Et tout cela, sans quitter l'Isère (ou presque), ce département qui l'a vu naître en 1937.

Ecologiste de la première heure, Jean-Pierre Andrevon est convaincu qu'il n'y a pas de texte « innocent » et que les convictions d'un auteur font partie du texte, « dès l'instant où l'acte d'écrire en est à sa première majuscule ». D'ailleurs, ironie du destin, la première nouvelle de l'auteur est parue dans le numéro de Fiction daté de … mai 68 ! Remarquable nouvelliste (il est au sommaire des Visages de l'humain et de Demain la Terre), l'auteur a aussi signé plusieurs romans mémorables : Gandahar (Folio, 1969, adapté au cinéma par René Laloux avec des dessins de Caza), Le Désert du monde (Denoël, 1977), La Fée et le géomètre (1981), Le Travail du furet à l'intérieur du poulailler (1983), Sukran (Denoël, 1989), etc.

Régulièrement, Jean-Pierre Andrevon revient à ses premières amours, explorant avec gourmandise le monde merveilleux de Gandahar, que ce soit dans le cadre de romans pour adultes (Cap sur Gandahar, Denoël, 1999) ou pour la jeunesse (Gandahar et l'oiseau-monde, 1997, Les Portes de Gandahar, 1999, en Vertige SF). Après Les Rebelles de Gandahar qui voit le chevalier-servant Sylvin Lanvère prêt à trahir la reine Ambisextra et sa douce compagne Airelle pour une mystérieuse envoyée de la Terre, Jean-Pierre Andrevon nous emmène aux origines du cycle avec son sixième opus, L'Exilé de Gandahar, certainement le roman le plus beau et le plus poignant de cette série de science-fantasy unique dans la science-fiction française.

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Extrait : Les Rebelles de Gandahar

Ce furent Mireena Sulf et Aranoth Bor qui, montés sur une cordule, aperçurent les premiers les géants de fer. Sur ordre de Sylvin, la jeune femme et son compagnon survolaient la Valderboise très en avant de la colonne, forte maintenant de cinquante mille volontaires. Deux jours encore avaient passé. Jasper était à trois journées de l'avant-garde montée, un peu plus de quatre du gros de la troupe à pied, qui s'étirait maintenant sur plusieurs kilomètres.

- Là ! Quelque chose… cria dans le vent la blonde Mireena, tendant le bras vers les ondulations douces et tout aussi blondes d'un champ de céréales.

Aranoth se pencha, vit ce que sa compagne avait aperçu avant lui : deux sombres tracés parallèles de végétaux écrasés progressant à travers les moissons. La cordule reçut les impulsions nécessaires pour infléchir son vol et se porter à la rencontre de ce qui approchait. Sous le regard interloqué du couple, les redoutables killdozers prirent du volume, acquérant en moins d'une minute leur apparence de malfaisance absolue.

- Que peuvent être ces engins ? fit Aranoth.
- Tu ne le devines pas ?" souffla Mireena à son oreille.

Elle ne put en dire plus. De l'un des robots, un éclair ardent jaillit, qui frôla de son souffle brûlant le visage des deux éclaireurs, avant de traverser les ailes battantes de la cordule. Aranoth tenta un demi-tour en épingle à cheveux, mais c'était déjà bien tard... comme en témoignaient l'odeur âcre de chitine brûlée et la légère fumée bleue qui s'échappait de la voilure translucide, deux des ailes avaient été touchées : celle avant gauche, lacérée sur la tranche, celle arrière droite, complètement carbonisée. Déjà, l'assise de la cordule se faisait incertaine. Elle oscilla sans pouvoir se rétablir et s'abattit dans les fourrés qui bordaient le champ.

A suivre ...

Sélections et prix

Caza

Né en 1941, Caza (de son vrai nom Philippe Cazaumayou : « Ne cherchez pas des exotismes lointains, c'est béarnais », précise-t-il avec humour sur son site) a débuté très tôt dans le dessin, à 18 ans, comme apprenti chez un affichiste parisien.
Après dix ans de publicité, il se tourne vers la bande dessinée et l'illustration de science-fiction. Il travaille pour les éditions Opta, pour J'Ai Lu (dont il est toujours un des principaux illustrateurs), pour les magazines Pilote et Métal Hurlant (dès sa création en 1975). Après avoir émigré dans les Cévennes, il s'installe dans les environs de Montpellier où il demeure toujours. De 1985 à 1987, il travaille avec René Laloux sur Gandahar, d'après le roman de Jean-Pierre Andrevon, qui devient un film mythique.

Il découvre le jeu de rôles et les jeux videos à la fin des années quatre-vingts, puis se lance dans une longue série de bande dessinée en dix albums, Le Monde d'Arkadi (7 volumes parus à ce jour chez Guy Delcourt). Caza a gardé intacte sa passion pour la SF, et on le retrouve sur les couvertures des plus grands éditeurs du genre (J'Ai Lu, L'Atalante), comme sur celles des petits (Degliame) ou des magazines (Bifrost, Galaxies). En 2003, il travaille avec le réalisateur Philippe Leclerc sur Les Enfants de la pluie, un film d'animation d'après le roman de Serge Brussolo, A l'image du dragon. Bien entendu, il est l'illustrateur attitré du cycle de Gandahar !

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