Les Orphelins de Naja par Nathalie Le Gendre
resumé
Dans ce roman écrit au scalpel, Nathalie Le Gendre dénonce violemment l’exploitation des enfants, victimes du tourisme sexuel ou utilisés à des fins guerrières comme enfants-soldats. Les Orphelins de Naja est aussi un roman d’action au rythme haletant et à l’émotion soutenue, porté par une jeune héroïne fascinante.
Titre : Les Orphelins de Naja
Auteur : Nathalie Le Gendre
Collection : Autres Mondes
Date de parution : 2008-01-01
ISBN : 9782740421
MDS : 60008
Dimensions : 130x200
Prix : 9 €
Nombre de pages : 224
Nathalie Le Gendre
« Je suis née en Bretagne. En 1970. Petite, plusieurs métiers me séduisaient : comédienne, pilote de courses moto et dessinatrice.
Aujourd'hui, je possède une moto dite " sportive " et je me délecte à la piloter (mais bon, pas encore sur les circuits) ; je croque avec ma palette de craies et de fusains (en amateur) ; pour le théâtre (ah, la scène ! la petite sÅ“ur de l'écriture !), après sept ans passés à Hambourg, je n'ai plus eu l'occasion d'en faire. Mais ce n'est que partie remise : plusieurs projets accaparent déjà mon esprit depuis mon retour en Bretagne.
L'écriture dans tout ça ? Eh bien j'écris, ou plutôt je noircis, des pages de cahiers avec des histoires et des poèmes depuis que je sais tenir un stylo. Mais, étrangement, je ne considérais pas l'écriture comme un métier. Et puis un jour, après la poésie, les contes pour enfants, les pièces de théâtre, je me suis rendue à l'évidence : écrire est un métier, et ce métier, c'est ma vie ! La science-fiction et la fantasy m'ont toujours passionnée. Est-ce dû aux fabuleuses légendes de mon pays ? J'en suis certaine. Vie et Liberté : deux maîtres mots de mon existence. Dans les larmes de Gaïa, mon premier roman publié, s'est tout naturellement orienté vers ces deux thèmes. La Vie est l'essence de Mósa Wòsa, la Liberté le moteur d'Automates. Mon rejet de l'injustice et de l'inhumanité gouverne 49302. »
Nathalie Le Gendre Paru en octobre 2003, Dans les larmes de Gaïa a séduit tous les publics et a collectionné les Prix , dépassant les 20 000 exemplaires vendus. A propos de Mósa Wòsa, Jacques Baudou a écrit dans Le Monde : " Ce deuxième roman confirme l'impression laissée par Dans les larmes de Gaïa, à savoir l'apparition d'un auteur de toute première grandeur dans le secteur de la SF pour la jeunesse ".
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Extrait : Les Orphelins de Naja
Kihsana affichait un masque à la fois glacial et amer.
— Mon état, ma mère ? J’ai été violée, le fruit de cette abomination grandit en mon ventre et vous me jetez dehors comme une traînée ? Où est ma faute ?Un léger coup frappé à la porte du bureau bloqua la colère qui montait en Kihsana.
— Entrez ! ordonna la mère supérieure.Un homme en uniforme et au crâne rasé pénétra dans la pièce. Il salua les occupantes d’une légère inclinaison de la tête.
— Ma mère… Mademoiselle.— Kihsana, voici le colonel Despez. Prenez place, colonel, invita la mère supérieure en pointant de l’index un fauteuil face à elle.
Le militaire s’installa, droit comme un I. Il posa son regard sur Kihsana.
— C’est la jeune fille dont vous m’avez parlé ?— Oui.
— Pourquoi voulez-vous nous la confier ?
— Quoi ? s’écria la jeune fille.
La mère supérieure fit un geste autoritaire pour la faire taire.
— Elle est enceinte de cinq mois. Elle ne peut donc pas rester à l’orphelinat.— J’ai été violée ! s’insurgea Kihsana. Violée ! C’est tout de même moi la victime ! Pourquoi vous me traitez comme la coupable ?
— Je vous conseille de vous calmer, ma fille, sinon nous statuerons de votre sort en dehors de votre présence.
— De toute façon, que je sois là ou pas, je n’aurai pas mon mot à dire, maugréa Kihsana d’un ton âpre.
— La position de la mère supérieure est délicate, comprenez-le mademoiselle, s’interposa le colonel Despez. Nous ne parlons pas des circonstances de cette grossesse, ni sur qui rejeter la faute, mais bien de votre avenir et de la réputation de l’orphelinat. Un cas comme le vôtre pose problème. La meilleure solution pour tous est que vous intégriez notre base. Vous seriez dans de meilleures conditions pour mettre au monde votre enfant, puis nous vous trouverons du travail.
— Le fruit d’un viol ! Pas mon enfant, colonel ! se rebella Kihsana.
L’homme toussota, avant de lancer :
— Il n’en restera pas moins votre enfant.— Et si je refuse ?
— Vous n’en avez pas la possibilité. C’est l’unique dénouement que nous envisageons, intervint la mère supérieure.
— Quand dois-je quitter l’orphelinat ?
— Sur-le-champ. A suivre ...
Sélections et prix
Benjamin Carré
Benjamin Carré est né en 1973 en région parisienne. Après un bac sciences éco passé en 1992 (« quand on n'est pas sûr d'arriver, ben on assure les arrières ») , il entre dans une école d'art graphique (l'ESAG à Paris).
Sorti en 1997, il débute dans le jeu de rôle (Néphilim), puis travaille pour l'édition (J'ai Lu, Denoël, Gallimard) et enfin dans le jeu vidéo (Alone in the dark). Dès 2001, il reçoit le Grand Prix de l'Imaginaire et le prix Visions du Futur pour ses illustrations de couvertures, et, en 2006, ses pairs lui remettent aux Utopiales le Prix Art&Fact. Sa première bande dessinée (Smoke City) paraîtra chez Delcourt en mars 2007.
Ses outils sont le PC, Photoshop et la tablette graphique. Benjamin Carré vit et travaille sur Paris. Il est actuellement concept designer de la société Darkworks (développeur de jeux vidéos). Memory Park est sa première collaboration pour la collection « Autres Mondes ».






