Interviews

Fabrice Colin

Interview de Fabrice Colin

Dans La Fin du Monde, vous abordez des sujets difficiles : la perte de proches, la solitude, l’errance, la destruction… Pouvez-vous expliquer la façon dont vous avez voulu traiter ces thèmes ?

Une histoire de fin du monde permet de traiter tous les thèmes que vous évoquez… en une seule fois. Confronté à un événement aussi extrême que la destruction de sa planète, l’homme (re)devient lui-même, sans masque ni faux-semblants.
Mes personnages doivent faire face et se préparer à la mort (la leur, celle des autres) alors qu’ils sont théoriquement à un âge où tout commence, où tout devient possible. Les tragédies n’attendent jamais le bon moment pour frapper ; d’un autre côté, elles permettent aussi à chacun d’entre nous de se révéler à lui-même. Quand plus rien d’autre ne reste, il faut prendre cela comme une chance.

Vous êtes un auteur bien connu des lecteurs de la collection Autres Mondes. Pourquoi mettre en scène le futur dans vos romans ?

Parce que le temps est aussi une géographie, un territoire à explorer. Imaginer le futur, c’est facile, il suffit de partir du présent, et le reste vient tout seul. Je n’essaie pas de prédire l’avenir ou de faire passer un message : seulement d’identifier les germes de nos destins possibles.
Charge à mes lecteurs, s’ils le désirent, de prendre leurs responsabilités pour faire en sorte que notre futur ne ressemble pas à mes livres…

Quels sont vos projets d’écriture (en jeunesse) ?

Je viens de terminer le premier tome d’un roman historique (La Saga Mendelson) qui décrit le périple d’une famille juive tout au long du 20e siècle. Le livre doit sortir aux éditions du Seuil en avril.
Octobre verra la parution, chez Gallimard, d’un autre premier tome mettant en scène deux petites filles vampires dans le Londres victorien.
Et puis il y a Après, bien sûr, la suite de la Fin du Monde – sur lequel j’ai commencé à travailler.